J’ai croisé une frêle et timide rose
Qui s’ouvrait un matin dans un jardin mouillé.
Elle était si belle dans sa pose,
Le visage par la longue nuit barbouillé.
Je la pris avec moi, l’emmenai dans mon antre.
Je déployai tous mes talents de jardinier.
Dans le pot le plus riche engrais et de la cendre
Les feuilles lavées et tous les jours ensoleillées
Mais elle s’étiolait, moi qui la croyait forte ;
Chaque jour la courbait un peu plus du dos.
Au dernier pétale, j’ai su qu’elle était morte.
Je vis en effroi qu’elle n’avait point reçu d’eau.
31/01/2004 00:00
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"Femme : Ensemble de courbes qui participent à l'érection de droites."